PROGRAMME DE RENFORCEMENT DE LA RÉSILIENCE ET DE L’ADAPTATION AUX ÉPISODES CLIMATIQUES EXTRÊMES ET AUX DÉSASTRES EN AFRIQUE DE L’OUEST

Région :                                Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger,
                                              Sénégal

Axes :                                   Accès aux ressources, accès aux
                                             marchés

Partenaires locaux :           ACAD, ACIDEF-Mali, ANOPER, APESS, ARED, AREN, CEPF, CILSS, CIKOD, CISV, CRUS-Burkina, ENDA PRONAT, FENAPFIBVITO, GAJEL (Niger), GEVAPAF, GDCA, GIC, GV, GNAP-Mauritanie, ICD-Mali, LVIA, RBM, RBM-Sénégal, RECOPA-Burkina, TASSAGHT-Mali, URFBV, VSF-Belgique et autorités et organisations d’éleveurs locaux

Durée du projet :                  3 ans

Date de lancement :            Janvier 2015

Budget total :                       14 124 000 €

Partenaires financiers :       UK aid du gouvernement britannique, Union européenneAgence Française de Développement, Air France, Fondation AnBerAéroports de Paris

LE CONTEXTE

L'Afrique de l'Ouest a un taux élevé de croissance démographique : on estime que sa population, dont 45 % a moins de 15 ans, atteindra le demi-milliard en 2040. Or, les États peinent à faire reculer la pauvreté, à réduire les inégalités et à garantir une gestion durable des ressources. Cette région est marquée par des disparités profondes : le Nigéria, le Ghana, la Côte d'Ivoire et le Sénégal assurent à eux seuls près de 80 % des importations régionales et 94 % des exportations. Les conflits, les crises politiques et les menaces terroristes qui sévissent dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest sont autant de facteurs déstabilisants. À cela s'ajoute l'apparition d'événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents et importants qui affaiblit encore le secteur primaire.

L’Action

Ces 30 dernières années, les exploitations familiales au Sahel ont fondé leurs économies sur un équilibre délicat entre les ressources et la main d’œuvre réparties entre productions animales et végétales. La mobilité du bétail reste centrale de tous ces systèmes, même parmi les plus sédentaires. En sécurisant les pistes et en facilitant la mobilité, le projet bénéficiera à une vaste gamme d’exploitations familiales, indépendamment du dosage qu’elles effectuent entre l’agriculture et l’élevage.

Depuis début  janvier 2015, Acting for Life coordonne le projet de renforcement de la résilience de 1 196 000 pasteurs et agropasteurs par la sécurisation de la mobilité transfrontalière du bétail, sa promotion et la prestation de services en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Ce programme transnational vise à renforcer la résilience des pasteurs et agropasteurs contre les événements climatiques, sur le terrain et aussi sur le niveau d’élaboration des politiques régionale et internationale. Le projet est centré sur deux territoires transnationaux qui relient d’une part la Mauritanie, le Mali et le Sénégal et, d’autre part, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces zones englobent de grands mouvements saisonniers des pasteurs et agropasteurs transhumants qui ont ainsi accès aux pâturages et aux marchés, ainsi qu’à des zones de repli en cas de sécheresses.

Le projet va permettre de

- positionner la transhumance et le convoyage commercial du bétail comme des facteurs de développement économique

- mettre en place des conditions favorables au démarrage effectif de la décentralisation

- promouvoir une réflexion stratégique et prospective s'appuyant sur la diffusion d’outils de plaidoyer soutenant l’importance sociale environnementale et économique de la mobilité transfrontalière du bétail en Afrique de l’Ouest comme stratégie essentielle d’adaptation aux aléas climatiques et de mitigation des crises

LEs indicateurs clefs et impacts

  • Des pistes pour la transhumance et la commercialisation du bétail sont cartographiées, sécurisées, aménagées (points d’eaux, aires de repos et de pâtures) et gérées de façon conjointe, inclusive et équitable entre les usagers et les acteurs institutionnels concernés (collectivités décentralisées, services de l’État). Les pistes les plus stratégiques agissent comme un système circulatoire permettant aux éleveurs de circuler avec leurs troupeaux. Ce sont aussi des routes commerciales pour acheminer le bétail sur pied.
  • Développement de services aux éleveurs via l’approvisionnement en intrants pour le bétail (aliment bétail et santé animale de proximité incluant les infrastructures qui leur sont liées) et de recherches-actions sur de nouveaux services adaptés aux éleveurs mobiles (appui au déstockage stratégique en période de crise, système d’information aux transhumants et faisabilité de l’assurance-bétail contre les risques, dans le contexte sahélien).
  • Elaboration et diffusion d’outils de plaidoyer démontrant les apports économiques, sociaux et environnementaux de la mobilité du bétail.
  • Augmentation des revenus des familles des éleveurs.
  • Le nombre de conflits, notamment entre agriculteurs-éleveurs a diminué dans les zones d’intervention du projet, et l’accès aux marchés à bétail est facilité (temps de marche réduit).

Bétail et transhumants

Troupeau de bovins en transhumance