Trois questions à...

Bruno et Sabine HATT, fondateurs de la fondation Ditumba

Quelle est l’histoire de la fondation Ditumba ?

La création de cette fondation familiale vient de notre expérience familiale africaine. Il y a quelques années, nous avons eu l’occasion de résider à Abidjan en Côte d’Ivoire pour des raisons professionnelles. J’occupais un poste au sein d’un grand groupe industriel dans le domaine de l’énergie, d’où notre intérêt pour le secteur de l’électricité notamment. Et c’est dans ce contexte qu’il nous est venu l’idée de monter une fondation familiale.

« Ditumba » signifie « tambour parleur », un instrument qui sert à transmettre les bonnes nouvelles d’une tribu à l’autre en Afrique. Le nom de notre fondation est donc un clin d’œil à notre passé africain. La création de notre fondation marquait notre réelle volonté d’aider et de soutenir divers projets solidaires en Afrique. Elle fait donc l’objet d’un véritable consensus familial.

 

Pourquoi avoir choisi Acting for Life pour soutenir des projets en Afrique ?

C’est la fondation Caritas France qui nous a guidés vers l’ONG Acting for Life, car nous voulions soutenir des formations aux métiers techniques dans le domaine de l’énergie. Le projet READY au Burkina Faso qui vise à améliorer la qualité de la formation professionnelle des jeunes dans le secteur de l’électricité photovoltaïque notamment, s’inscrit tout à fait dans nos objectifs.

Nous avons eu l’occasion de nous rendre sur le terrain avec les équipes d’Acting for Life pour nous rendre compte des actions concrètes qui étaient menées et rencontrer les partenaires burkinabè. En tant que fondation, nous avons toujours la préoccupation de nous assurer de la qualité des différents partenaires dans un projet global. Et nous avons été totalement rassurés !

Il nous semble aussi important que ce soient des partenaires locaux qui interviennent, car ce sont eux Sabine et Bruno HATT, fondateurs de la fondation Ditumbales mieux placés pour connaître leurs besoins. La fondation Ditumba et l’ONG Acting for Life sont là pour les accompagner sur les plans financiers, administratifs et techniques : le but étant que les partenaires locaux aillent vers toujours plus d’autonomie !

 

Avez-vous soutenu d’autres projets solidaires ?

Avant même de créer la fondation Ditumba, nous avions déjà soutenu deux projets en Afrique. Le premier consistait à réhabiliter un centre de santé au Burkina Faso – c’est toujours là-bas que nous intervenons car nos moyens qui sont ceux d’une petite fondation ne nous permettent pas de nous disperser, et nous avons certaines attaches avec ce pays que nous connaissons bien. À travers cette expérience, nous avons eu la chance de collaborer avec la fondation Caritas France et c’est à l’issue de ce projet réalisé avec succès que nous avons eu envie de poursuivre et structurer notre aide à travers une fondation abritée.

Avec elle, nous avons ensuite pu soutenir un deuxième projet d’importance : la création d’une école de formation aux métiers de la restauration et de l’hôtellerie à Ouagadougou, en partenariat avec l’organisme local OCADES (Organisation catholique pour le développement et la solidarité) qui fait partie du réseau Caritas et qui est d’ailleurs un partenaire d’Acting for Life. Ce projet est maintenant sur les rails et déjà deux promotions d’élèves sont sorties de l’école. Mais nous continuons de suivre et accompagner ce projet en attribuant chaque année des bourses aux étudiants défavorisés qui, autrement, ne pourraient se permettre de payer l’école.

Crédit photo : fondation Caritas France